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Achille, fils de la nymphe Thétis et du mortel Pélée (Peleus), est un héros de la mythologie grecque.

Mort d'AchilleModifier

(Source : Wikipédia)

Plusieurs versions existent quant à sa mort. L'Éthiopide précise qu'il meurt de la main de Pâris et d'Apollon alors qu'il poursuit les Troyens sous les murailles de la ville. Pindare laisse entendre que le dieu prend la forme du fils de Priam et tue Achille pour retarder la prise de Troie, comme il le fait déjà dans l'Iliade pour arrêter Patrocle dans son assaut. L’Énéide est la première à indiquer explicitement que Pâris tire la flèche meurtrière, qui est guidée par Apollon.

À ce stade, aucun texte n'évoque le fameux « talon d'Achille ». Le motif de l'endroit vulnérable apparaît pour la première fois chez Stace, un poète de la deuxième moitié du Ier siècle ; peu après, Hygin mentionne expressément la cheville, qu'Apollon transperce de sa flèche, comme son seul point vulnérable. Toutefois, quatre vases de la période archaïque et du début de la période classique représentent soit Pâris décochant une flèche vers le bas du corps d'Achille (la cuisse, le tibia ou le pied), soit Achille mort, une flèche à travers le pied, ce qui tend à prouver que la tradition du « talon d'Achille » est ancienne. Enfin, tous les auteurs parlent bien de la cheville (talus en latin, σφυρόν / sphurón en grec ancien), mais le mot talus change ensuite de sens pour donner le « talon » français.

Une autre tradition lie la mort d'Achille à son amour pour Polyxène, fille de Priam : le héros est tué alors qu'il négocie avec le roi troyen la main de sa fille dans le temple d'Apollon Thymbrien. Dans une autre version, Achille s'éprend de Polyxène alors qu'elle accompagne son père venu réclamer la dépouille d'Hector ; Priam lui promet alors sa main sous réserve qu'il mette fin à la guerre — il s'agit en réalité d'une embuscade, puisque Pâris l'attend, l'arc à la main, tapi derrière une colonne du temple.

Ses funérailles sont contées dans le chant XXIV de l'Odyssée par l'âme d'Agamemnon, ainsi que dans le livre III de La Suite d'Homère de Quintus de Smyrne. Ses cendres sont mêlées à celles de Patrocle et d'Antiloque dans une urne d'or. Il est enseveli, au milieu des pleurs et de gémissements, sur le rivage de l'Hellespont et ne connaît donc pas la victoire finale des Grecs.

Tropes et motifsModifier

  • Prophétie :
    • Zeus avait été averti que s'il couchait avec Thétis, il aurait un fils qui le surpasserait, aussi il s'était arrangé pour qu'elle épouse Péleus.
    • Tout le monde lui prédit sa mort. Hector en mourant (Iliade (XXII, 358-360)), sa mère Thétis (qui précise même que c'est Appolon qui le tuera devant Troie, Iliade (XXII, 358-360)) même un de ses chevaux, Xantope (Iliade (XIX, 409-410).) a prédit à Achille qu'il mourait "tué par un Dieu fort".
  • Invincibilité et Talon d'Achille : Thétis a la fâcheuse habitude de tremper ses enfants dans de l'eau bouillante (Hésiode) ou du feu(Lycophron qui précise que six enfants meurent ainsi) pour vérifier s'ils sont immortels (Quoiqu'Appolonios de Rhodes, dans ses Argonautiques, précise que le feu est la pour consumer la mortalité d'Achille, après que Thétis l'ait enduit d'ambroisie). Dans d'autres versions, plus populaire, c'est parce qu'il aurait été trempé dans le Styx(Stace, Achillèide). Dans les deux cas, comme elle devait le tenir par le talon, il reste vulnérable à cet endroit, permettant à Pâris de le tuer ainsi(Seulement à partir de l'Enéide, grâce à une flèche guidée par Appolon).
  • Travestissement : Pour qu'il échappe à la guerre, Thétis ou Pélée le fait déguiser en femme et cacher parmi les filles de Lycodème, à Skyros, où il se fait appeler Pyrrha ("La rousse") avant qu'Ulysse et Diomède ne le démasquent.
  • Perte de l'être aimé : Patrocle, qui meurt, déclenchant sa colère.