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RésuméModifier

Les dieux sont fatigués de l'humanité, parce qu'ils font trop de bruit ou sont trop puissants, et décident de les éliminer, par la pluie ou en ensevelissant le monde sous les eaux. Puisque tous les hommes ne sont pas à jeter, ils décident généralement d'en sauver un en l'avertissant, ce qui fait que nous sommes toujours là.

SubtropesModifier

  • Arche de Noé : un navire qui permet d'échapper à la catastrophe.
  • La colombe : un oiseau permet de voir que la terre est revenue à la surface (Noé, Gilgamesh)

Occurences du Déluge :Modifier

  • Bien entendu dans le corpus juif, chrétien et musulman : l'épisode de l'Arche de Noé.
    • Dans la génèse aux chapitres 6 à 9
    • Dans le Coran, sourate 11, versets 27-51.
  • Les textes mésopotamiens
    • Dans l'Épopée d'Atrahasis ou "Poème de Supersage", repris vers -1200 dans la version assyro-babylonienne "standard"
    • Dans l'Épopée de Gilgamesh (dont l'origine sumérienne remonte à -2700) apparaît, avec plus de détails que dans les autres versions, l’épisode d’un homme nommé Ziusudra selon les sources sumériennes, ou Uta-Napishtim (Supersage) auprès de qui Gilgamesh cherche le secret de l'immortalité.
  • Mythologies africaines :
  • Les Kosis du Cameroun racontent le surpassement d'un déluge aux temps originels.
  • Les textes grecs et romains
    • Déluge d'Ogygès, considéré comme le premier déluge grec
    • Déluge de Deucalion : dans la mythologie grecque, le Déluge provoqué par Zeus laisse deux survivants, Deucalion et Pyrrha, qui repeuplent ensuite la Terre.(Pindare "Les odes Olympiques" IX-157 -158)
    • Le mythe de Philémon et Baucis s’y apparente également : deux justes, un vieil homme et sa femme, sont sauvés des eaux par Jupiter. (Les Métamorphoses d’Ovide, Livre VIII, 616sq).
    • Le mythe de l'Atlantide relaté par Platon dans deux de ses dialogues : le Timée et le Critias racontent la submersion brutale d'une île sous la mer.
    • Platon relate un déluge dans son livre I des LOIS, auquel seuls les habitants des montagnes survivent.
  • Dans l'hindouisme, le premier homme Manu est sauvé par le premier avatar de Vishnou, Matsya. Lui aussi échappe au déluge en construisant un bateau. Manu deviendra par la suite le premier législateur de l'hindouisme.
  • La mort d'Ymir (mythologie scandinave) : Dans le mythe de la création, Odin, exaspéré par la brutalité d'Ymir, le tua et le jeta dans le Ginnungagap (« le gouffre béant »). Le déluge causé par son sang fut si grand qu'il tua tous les géants, à part le petit-fils de Ymir (Bergelmir, fils de Thrudgelmir) et sa femme. Ces derniers repeuplèrent le monde.
  • Le Déluge lituanien, imprégné d'un paganisme tardif, nous est connu par quatre contes populaires récoltés au XIXème siècle : Ce Déluge a été envoyé par le Dieu Prakorimas, ou Praamzis, afin d'exterminer la race de Géant qui peuplait alors la terre. Pris de pitié pour le dernier couple de vieux géants qui se noient, Prakorimas leur jette une coquille de noix en guise de canot. La façon dont les Géants créent ensuite l'humanité sur les conseils de Laima, déesse du destin envoyée par Prakorimas, rappelle le mythe grec de Deucalion et Pyrrha : les géants doivent sauter d'une colline à l'autre pour en faire naitre des hommes et des femmes.
  • La question d'un Déluge dans la mythologie chinoise est controversée même si de nombreux éléments sont en sa faveur on y retrouverait la même angoisse que celle qui poussa ce peuple à maîtriser les crues du fleuve jaune, jusqu'à nos jours.

Tropes cousins : les catastrophes universellesModifier

  • L'Avesta, le texte sacré zoroastrien : Ce texte sacré des Iraniens zoroastriens est une transcription de récits oraux très anciens, d'origine médique. Ce texte ne décrit pas spécifiquement un déluge, mais un épisode de « mauvais hivers qui faisaient tomber la neige à gros flocons », d'un « froid féroce et mortel ». Il partage avec les récits du déluge la vision d'un homme juste, le héros avestique Yima, prévenu par le dieu Ahura Mazda de l'imminence d'une catastrophe climatique, et sauvant de la mort une poignée d'hommes, ainsi que les différentes espèces végétales et animales ; toutefois, il est question dans ce récit, non pas d'une arche, mais d'une gigantesque caverne aménagée par Yima, sur les conseils d'Ahura Mazda. La tribu des Mèdes était initialement établie au nord-ouest de l'actuel Iran, aux confins de l'Arménie et du Caucase.
  • Le Déluge lituanien s'accompagnerait d'un autre cataclysme venant à la fin des temps, une grande peste qui anéantira l'humanité pour ne laisser qu'une race de nain si amoindris qu'il en faudra neuf pour égorger un coq.
    • L'analyse de ce mythe par le sémioticien Algirdas Julien Greimas révéle un point intéressant de philosophie archaïque : l'interprétation moralisante du déluge, disant que les Géants ont été anéantis pour leurs crimes, serait chrétienne, tandis que la version la plus archaïque explique le Déluge de façon plus terre à terre par des raisons démographiques : la Terre ne pouvant plus supporter la croissance des Géants se plaint à Prakorimas. Ceci explique l'intervention dans la naissance de l'humanité de la déesse Laima, celle qui distribue à chaque être humain sa part des biens de ce monde ou bedalis. Selon Greimas, la morale du mythe diluvien correspond à une morale lituanienne de la modération, indépendamment des notions de Bien et de Mal.
  • Le Popol Vuh, texte sacré de la civilisation maya : Le Déluge maya anéantit en punition de leur impiété la deuxième des trois races d'hommes successives, les hommes de bois, entre le premier homme de glaise, détruit pour sa stupidité, et les hommes de maïs dont descendent l'humanité actuelle. Il prend la forme d'une pluie de feu suivie d'un obscurcissement du ciel et d'une "pluie ténébreuse" (dont la nature n'est pas précisée). Cette pluie se double d'une révolte des arbres, des pierres, des animaux et des objets domestiques, de sorte que les hommes de bois ne peuvent trouver refuge chez eux, ni sur leurs toits, ni dans les arbres, ni dans les cavernes.
  • Les tribus de la steppe de Bamenda racontent qu'un tremblement de terre anéantit les méchants (Ittmann, Religion, p.34, faute de source on ne peut dire s'il s'agit d'une catastrophe universelle)