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Souvent suite à une erreur, une malveillance humaine ou la bravade d'un interdit, les Dieux décident de remettre les hommes à leur place, les bannissant ou s'excluant eux-mêmes du monde. Leur présence n'est dès lors plus immédiate.

Lié à la fin de l'Âge d'or.


ExemplesModifier

Mythologies africainesModifier

L'idée d'un Dieu Suprême créateur mais désormais éloigné, quasiment toujours dans les cieux, est extrêmement répandue dans toute l'Afrique, et peut être considérée un des tropes de la "religion africaine".

  • Pour les Basas, Dieu en avait marre que les hommes n'obéissent pas à ses commandements, aussi, un jour, fit-il ses bagages et se rendit en direction de la mer en proférant des menaces.
  • Les Mende du Sierra Leone racontent que Dieu donnait au couple originel tout ce qu'ils voulaient, au point que les hommes l'appelaient "Take it" (prenez-le!) puisque c'est ce qu'il disant en consentant ses dons.  Pendant le sommeil des hommes, il s'échappa dans les cieux. En se réveillant les hommes virent sa disparition, et contemplant les nouveaux cieux, ils dirent que Dieu s'était étendu dans toutes les directions. Il leur fit ses adieux, et leur recommanda de ne pas se faire du mal, donnant à l'homme et à la femme un faon chacun, à sacrifier pour expiation si d'aventure ils commettaient une faute envers l'autre.
  • Parfois c'est le ciel tout entier qui se retire
    • Chez les Lobi et les Bobo (Afrique de l'Ouest), on raconte que le ciel était bas, également, et que les hommes, quand ils avaient faim, se coupaient une tranche de ciel et la cuisaient à l'étuvée. Cependant, il leur était interdit de soulever le couvercle. Comme toute interdiction elle fit long feu, et le ciel, n'étant pas assez cuit, s'échappa grondant au loin.
    • Les Nuba du Soudan disent que le ciel était si bas que les hommes pouvaient le toucher, et que les femmes n'arrivaient pas à moudre leur millet, par manque d'élan vertical. Une femme exaspérée donna une poussée plus forte que d'habitude et troua le ciel, qui se retira au loin.
    • Les Bouis du Gabon racontent qu'Onyamé fut chassé par une femme qui meulait du grain.
    • Pour les Okoumas, groupe Dchangga (Tanzanie), les astres, les dieux et le ciel étaient très bas, mais un guerrier Ndorobo, ignorant l'usage, lança sa lance dans la lune, provoquant le retrait au loin de la lune du soleil, de Dieu et la Mère de l'Univers, ainsi que tous leurs ambassadeurs.
  • Les Massais considèrent qu'ils tenaient leur bétail de Nkai, qui le leur transmettait via une grande corde tendue vers les cieux. Un jour, un membre d'une tribu ennemie, jaloux, coupa le cable, séparant dès lors les cieux et la terre.
  • Les Dinka racontent qu'auparavant les hommes pouvaient grimper aux cieux le long d'une corde, mais qu'une femme ayant frappé le ciel, Dieu aurait envoyé un oiseau bleu couper la corde.
  • Les Nuers parlent également de cette corde, mais rajoutent qu'elle permettait aux vieux de rajeunir, jusqu'à ce que la hyène l'escalade, se fasse interdire de redescendre, et qu'elle le fasse quand même, cassant la corde. Voir La mortalité est le fruit d'une erreur/d'un oubli
  • Les Lougbaras disent que Dieu a toujours été dans les cieux mais auparavant un monticule le reliait à nous, que ce soit une tour de bambou, un arbre ou une chaine, suivant les versions.
  • Chez les Doualas et les Bangkons (Cameroun) on parle aussi d'une chaîne qui reliait les cieux et la terre. Cependant, on ne pouvait y monter qu'à la saison des pluies, car les habitants des cieux mouraient à la saison sèche, leurs ossements ne se ranimant qu'à la prochaine pluie. Un intrus contrevint à cette interdiction et commis un sacrilège avec un de leurs os, rompant le lien.

Mythologie grecqueModifier

  • Quand Prométhée trompe Zeus, cela marque également la distance énorme qu'il y a désormais entre hommes et dieux : les dieux se contentent de fumée, tandis que les hommes doivent manger les entrailles des animaux, et se comportent dès lors comme des ventres(gasteres), dit Hésiode, et sont soumis à la faim.