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Chevalier, proverbialement issu du Pays de Galles, quoiqu'il soit dans son mythe d'origine, probablement issu d'écosse. Il apparait sous ce nom dans le Conte du Graal de Chrétien de Troyes et reste, depuis lors, associé au Graal, parfois comme celui qui le trouve.

Le Conte du Graal, l'oeuvre fondatriceModifier

L'histoire semble tiraillée entre deux archétypes,

  1. (dissimulé) Le Fils de la Veuve, hérité du proto-Perceval.
  2. Le Graal, ajouté par Chrétien

RésuméModifier

Perceval élevé dans la forêt par sa mère.

Voit passer des hommes de fer, qu’il prend d’abord pour des démons, puis des anges.

Veut partir as mère lui raconte que ses deux frères sont morts, ainsi que son père «roi des îles ». Le roi d'Escavalon aurait adoubé et éduqué son frère ainé, et de faire attention à la chevalerie, mais Perceval n’écoute plus sa douleur, il ne pense plus qu’à devenir chevalier.

Elle lui dit alors de prendre garde aux dames qui voudraient lui passer la bague au doigt. Il s’en va armé d’un Javelot, il voit sa mère tomber raide derrière lui «comme morte», il n’apprendra que plus tard qu’elle l’était réellement. Se méprenant sur le sens de ses conseils, il les met en pratique de travers. Il entre dans la première tente venue, arrache de force un baiser à la dame qui s’y trouve et lui vole sa bague. Il s’assied ensuite et se met à manger du pâté et du vin. La classe, quand même. La demoiselle pleure à son côté qu’elle a perdu sa vertu, que son mari va se venger et blablabla. Repu, Perceval s’en fut.

Il va à la cour du Roi Arthur et croise un chevalier vermeil qui en sortait. Vermeil = rouge. Tout le monde est affligé, en effet, le chevalier vermeil a renversé une coupe de vin sur guenièvre pour l’outrager et en plus s’est enfui avec ladite coupe d’or. Personne n’écoute donc Perceval lorsqu’il réclame des armes belles comme celles du chevalier qui vient de sortir. Keu, l’entendant, lui dit qu’il n’a qu’à aller les chercher. Le prenant au mot, perceval sort pour rattraper le chevalier vermeil que perosnne n’osait aller affronter. En sortant une demoiselle d’honneur rit, alors qu’il n’avait été prévu qu’elle ne rirait que lorsqu’elle verrait le meilleur d’entre les chevaliers. Offusqué qu’on puisse prendre Perceval, ce rustique paysan pour un chevalier, Keu la gifle.

Il clame qu’il possède son armure, et puisque le chevalier vermeil résiste un peu, le frappant du plat de son épée, Perceval lui plante son javelot dans l’oeil, ce qui fait sortir sa cervelle de l’autre côté. Ensuite, aidé d’un valet qui a assisté à la scène il enfile l’armure. Perceval rend la coupe au valet et lui dit de se rendre à la cour avec, promettant là bas qu’il reviendra un jour pour venger la demoiselle que Keu a giflée.

Perceval arrive ensuite au chateau de Gornemant de Gorhaut, qui l’adoube chevalier et lui conseille d’arrêter de poser des questions à la con, ce qu’il fait un peu tout le temps, puisqu’il vient de sortir de forêt.

Il rencontre alors Blanchefleur après un jour de chevauchée. Il déboute Clamadeu des îles qui assiègeait blanchefleur et l’envoie à la cour d’arthur se constituer prisonnier, comme on enverrait un élève au coin. Là, il se demande enfin ce qui est arrivé à sa mère et part pour chercher ce qui lui est advenu.

Il longe une rivière, persuadé de trouver sa mère de l’autre côté. C’est là qu’il arrive au Chateau du Graal. D’abord il croise un pêcheur dans sa barque qui lui affirme qu’il n’arrivera pas à le faire traverser avec son cheval. Il affirme également qu’il n’y a pas de gué ni de passage possible à moins de vingt lieues. Considérant que Perceval pense trouver sa mère de l’autre côté et qu’on apprend ensuite qu’elle était morte, en plus du fait qu’on affimre bien que c’est une rivière IMPOSSIBLE à traverser, on peut considérer que c’est métaphoriquement la limite du monde des morts, comme le Styx le serait. Une endroit impossible à traverser ou bien «d’où l’on ne revient pas» étant souvent utilisé comme ephémisme pour le pays des morts.

Le pêcheur lui dit par contre qu’il peut l’héberger dans sa maison, là-haut sur la colline. Perceval y va, mais ne trouve rien quand soudain dans un vallon, il apperçoit une tour, comme sortie de nulle part. On l’accueille dans une grande salle pourvue d’un feu brûleant entre quatre colonnes. Un festin est donné. Un bel homme au cheveux gris est allongé sur un lit. Perceval reçoit une épée censée se briser dans un péril uniquement connu de celui qui l’a forgée. On lui dit qu’elle lui était destinée. La conversation est interrompue par le passage du Graal,

Un valet sort d’une pièce, tenant une lance et passe devant tout le monde. On voit que la pointe de lance saigne, et que le sang coule jusqu’à la main du valet. Perceval pense à demander de quoi il s’agit quand il se souvient qu’il ne doit pas poser de questions trop bêtes.

Puis vinrent deux valets, porteurs de chandeliers d’une grande lumière, pourvus d’au moins dix chandelles chacun. Avec eux venait une demoisele belle noble et élégante, portant un graal. Lorsqu’elle parut, il se fit une si grande lueur que les chandelles perdirent de leur éclat comme els étoiles lorsque le soleil se lève. Le graal était d’or pu etc. Après elle une autre porte un tailloir d’argent. Perceval n’ose rien dire.

Le lendemain, alors qu’il sort du chateau, il ne trouve personne nulle part. Le pont levis se referme derrière lui comme par magie.

En sortant de l’étrange spectacle, Perceval trouve sa cousine, tenant son ami décapité entre ses bras, disant qu’il vient de se faire tuer. Elle interroge perceval et lui demande s’il a vu le graal, la lance et qu’il a posé des questions. Il répond que non. Elle lui affirme d’ailleurs que le roi pêcheur n’est autre que celui qui l’a invité et hébergé, ce qu’on pouvait lire de façon implicite, néanmoins il s’agit d’un dédoublement très classique d’un personnage en deux entités, de même que le Roi Pêcheur est lui même partagé entre le roi esperitaz et le roi méhaigné, le roi spirituel et le roi blessé.

Perceval apprend d’ailleurs son nom, et qu’elle est sa cousine puisque sa mère ne l’appelait que bel enfant.
Le chevalier poursuit sa route et trouve une femme recouverte de vêtements en loques qui lui dit de s’enfuir puisque son mari, l’orgueilleux, vient de tuer un homme et n’est aps d’humeur. L’orgueilleux de la lande surgit alors, parlant de venger l’affront fait à sa femme. Il parle d’un chevalier qui serait venu dans son pavillon, aurait embrassé sa femme, pris un anneau et mangé du pâté. Perceval se dénonce comme celui-ci, avouant l’épisode de la tente, comme si désormais il concevait ce qu’il y avait d’indélicat à l’avoir fait. Le combat ramène l’orgueilleux à la raison. Quand il l’a vaincu Perceval l’enjoint à soigner sa femme lui donner des bains etc. puis à se présenter à la cour du Roi Arthur en clamant sa défaite. Perceval défend donc usne femme.

Gauvain & Guingambrésil.

Demoiselle aux petites manches.

Male Pucelle, flirt avec Gauvain.

L’ermite. La chapelle. La main noire.

Perceval chevauche un vendredi saint, on l'envoie voir un ermite.

Le proto-perceval : le massacre de sa familleModifier

Perceval serait l'exemple proverbial du fils de la Veuve si Chrétien de Troyes n'en avait pas masqué toutes les traces. Dans des versions alternatives on trouve d'autres indices. On postule dès lors qu'il existe un proto-Perceval, un conte gallois dont Chrétien se serait inspiré, comme il l'aurait fait pour son Yvain, s'inspirant d'Owein le héros gallois. Les coupables probables sont soit le Chevalier Vermeil, soit Gauvain et ses frères.

Indices dans le Conte du GraalModifier

Alors que son père mourait probablement tué, comme ses frères, dans le proto-perceval, dans le Conte du Graal, les frères meurent dans un tournoi (donc de façon encadrée par la loi et malchanceuse) tandis que le père meurt de chagrin durant son deuil.

Perceval tue le chevalier Vermeil d'un coup de javelot dans l'oeil. Dans le Percyvell, il tue également le chevalier Vermeil, mais parce que c'est le meurtrier de son père, ce qui laisse supposer que c'était aussi le cas dans le proto-perceval. D'un autre côté, qu'il le tue sans savoir rajoute au tragicomique : comme Persée accomplissant la prophétie qui le destinait à tuer son grand-père, mais par accident. Comme Lug ou Finn, il tue ce meurtrier en lui perçant un oeil, indiquant peut-être une identité de structure plus profonde.

On dit de son frère aîné qu'il a été éduqué par le Roi d'Escavalon, montrant l'amitié qu'il y aurait entre ce dernier et le père de Perceval. Tous deux sont décrits comme des "Rois des Iles" ce qui signifie forcément l'Ecosse. Or, si on regarde l'Historia Regum Britanniae, le fait qu'Arthur ait saccagé l'Ecosse faisait partie du canon de l'époque. En outre, on dit de Gauvain qu'il a tué le Roi d'Escavalon, ce qui fait que l'accusation de meurtre est décalée, du père de Perceval vers un de ses alliés, mais reste étonnament proche de Gauvain.

Indices hors du Conte du GraalModifier

Six romans rédigés plus tard corroborent la thèse du meurtre du père de Perceval, et de la vengeance de ce dernier contre les ennemis de son lignage.

PeredurModifier

Roman gallois qui semble proche des sources barbaro-moyenageuses du Perceval, au point qu’on affirma qu’il était l’inspiration de Chrétien, alors même qu’il est paru après. Le début est parfaitement imité, il suit le Conte du Graal, voire le réécrit.

Au lieu du graal cependant, c’est un récipient contenant une tête coupée, qui lui est présentée. La lance qui saigne est toujours là, mais elle déverse des flots de sang énormes jusqu’au sol, au lieu des trois gouttes.

Il apprend au terme de longues aventures que la tête dans le Graal appartenait à son cousin et qu’il lui appartient de le venger en tuant les neuf sorcières de Gloucester.

Cette fois il ne tue pas les ennemis de son père ou de son lignage, mais de son cousin, et ce ne sont pas des chevaliers rouges, des Gauvains ou autre, mais des sorcières, focalisant l’adversité sur une force occulte, plutôt que sur un membre de la caste chevaleresque.
Note : Lors de l'épisode de l'épée, elle est cassée sur un pilier de fer, trois fois, et ressoudée trois fois.

Roman de Tristan en proseModifier

Les fils de Loth (Gauvain, Agravain, Gaheriet et Mordred) sont en guerre contre les fils de Pellinor (Lamorat, Driant, Perceval). Gauvain a d'ailleurs lui-même tué Pellinor le père de Perceval, et ses deux fils aînés. Perceval arrive un jour à la cour, ce qui semble raviver la tension, cependant il ignore tout de son lignage. Après le massacre de sa famille, la mère de Perceval s'est enfuie avec lui dans la forêt. Les occasions de vengeance contre ses patricides se multiplient, mais Perceval n'en fait rien.

I cantari di carduino,Modifier

Poème italien du XIVe siècle, on voit un héros proche de Percyvell (dont il est d'ailleurs contemporain) qui perd également son père (Dandinello) de la main de Gauvain (Calvano) Gahériet (Agueriesse) et Mordred (Mordarette). La jeune veuve part dans la forêt avec son fils, à douze ans il rejoint la société des hommes, et devient un sujet d'Arthur. Suivant le conseil de sa mère, il profite d'une mission confiée par Arthur pour tuer Gaheriet, vengeant ainsi son père. Les frères survivants implorent son pardon.

Sir PercyvellModifier

La question de la date s’est souvent posée. S’agit-il d’une reprise du conte de chrétien, ou d’une version antérieure, conservée en anglais ?

Le manuscrit est daté de 1440, mais puisque dans un texte de Chaucer il y est fait mention, antérieur donc à 1400.

Goetinck a montré que des éléments présents dans le Peredur et le Percyvell ne se retrouvent aps chez chrétien de Troyes, ce qui laisse penser une source indépendante : le père meurt dans un tournoi, la mère a un troupeau de chèvres, Perceval est suffisamment rapide pour attraper des animaux sauvages dans la forêt (biche dans Peredur, Jument sauvage dans Percyvell) et les chevaliers rencontrés dans le bois sont nommés, contrairement aux anonymes de Chrétien.

Résumé : Le père du héros se nomme Percyvell aussi. Il se fait tuer durant un tournoi par le chevalier rouge, la mère s’enfuit avec son fils. Plus tard, il venge son père, corroboran la thèse selon laquelle dans la version originale le chevalier vermeil était bien le meurtrier de son père.

Episodes conservés par rapport au Conte du Graal, à Peredur et au Parzifal :


  • rencontre avec les chevaliers
  • épisode de la demoiselle de la tente
  • arrivée à la cour d’arthur, qui reconnait en lui le fils de son défunt père.
  • Combat victorieux contre chevalier rouge.
  • Episode avec Blanchefleur

Différences :


  • Percyvell  meurt en terre sainte.
  • Percyvell sauve sa mère de la folie avec une potion dérobée à un géant
  • Pas de motif mythique du Roi pecheur, du chateau du graal, de l’apparition ou de la question manquée, ce qui laisse supposer un matériaux indépendant de Chrétien, et peut-être une version plus proche du proto-perceval.

Perlesvaux, le Haut livre du GraalModifier

Une mule chargée d’une femme, chauve, bras en écharpe arrive. Elle traîne une charette chargée de 150 têtes de rois, parce que Perceval n’a pas posé les questions. Gauvain cherche l’épée qui an décapité Jean le baptiste et se couvre de sang chaque midi. Jésus lui apparaît, la lance au côté. Gauvain échoue(s'endort), lancelot aussi.

Perceval se lance donc contre les ennemis de son lignage : le Roi du Chateau Mortel a renversé le Roi Pêcheur. Il défait l’usurpateur, volant au secours de sa mère, et le roi du chateau mortel se suicide. Ensuite il croise une femme qui transporte la tête de son cousin dans un coffret.

Note: Perceval se nomme perlesvaux, justement parce qu’il a perdu les vaux de Caamelott, il a en a été déshérité par le seigneur des marais. L'idée de déshéritage persiste. Jean Baptiste évoque la décapitation, mais aussi, du coup, la vengeance.

Le Chevalier aux Deux Epées

Ce roman ne fait pas figurer Perceval et nous présente Mériadeux, un tout autre chevalier, mais tant inspiré par Perceval, qu'il peut servir de matériel. Les liens sont évidents, mais confus. Voir l'histoire du Chevalier aux Deux Epées.

En effet, on voit que celui qui a été décapité par l’orgueilleux de la lande chez Chrétien se fait décapiter par le meurtrier du père du héros. Est-ce à dire que le Chevalier Vermeil, meurtrier préalable de son père, est identique à l’Orgueilleux de la Lande, qu’il ne s’agit primoridalement que d’un seul personnage ? Guyénot défend leur identité métatextuelle. Surotut quand dans le Parzival de Wolfram von Eschenbach, on confond le frre de l’orgueilleux (Lahelin) avec le chevalier vermeil, Perceval le tue d’ailleurs parce qu’il pense qu’il s’est emparé de son patrimoine. Cependant on apprend aussi qu’il n’a pas tué le Père de Perceval, mais son oncle. Il est confondu avec le frère.

Son père, Bléhéris, est enterré à la Gaste Chapelle, Or, c’est de là que vient son épée, on peut donc considérer que c’est une transmission filiale des armes, mais détournée, comme l’est la remise d’épée au chateau du graal.

Comme on le voit Gauvain est de nouveau mis en cause, pour être innocenté, certes, mais mis en cause.

Continuations du Conte du Graal

Au Moyen-Age, ces continuations étaient considérées comme faisant parties intégrantes du Conte du Graal, du moins pour les deux premières. Celles de Manessier et Gerbert reprennent au même endroit et s'excluent donc mutuellement.

Première continuation :Modifier

Le héros en est Gauvain, pas Perceval. Elle se divise en branches.

1ère branche : Fin du combat contre Guiromelant à ChampguinModifier

Happy End logique de ce qui se passait dans la fin du Conte du Graal. Arthur apprend de Gauvain que sa mère est en vie, lui qui la croyait morte depuis 30 ans, et lève une armée pour assister au duel de Gauvain contre Guiromelant. Au plus fort de la lutte, la soeur de gauvain les supplie d’interrompre le combat, et elle épouse Guiromelant, le soumettant à la couronne d’Arthur.

2ème branche : résistance des ÎlesModifier

On apprend que comme Clamadieu et le Père de Perceval, Guiromelant était un roi des îles, et sa soumission entraîne quasiment toutes les îles - donc l’écosse - à devenir vassales d’Arthur. Tous les seigneurs sauf un Brun de Branlant, le dernier seigneur des îles de mer résistant, dont l’histoire est racontée dans cette branche, cette partie a peut-être été rajoutée, puisqu'elle est déjà présente en partie dans la 4ème branche, sous forme de récit enchassé.

3ème branche : CaradocModifier

Caradoc poursuit un cerf, va dans l'autre monde et trouve une boucle de bouclier magique qui devient une prothèse mammaire pour sa femme.

4ème branche : famille de Lis.Modifier

Chateau merveilleux. Dans une salle cent graals en argent contenant chacun une tête de sanglier. Soudain, Gauvain voit un écu percé d’une lance, il se signe donc. Ca lui rappelle une femme qu’il avait violé, demoiselle du pavillon. Son père et deux de ses frères s’étaient élancés contre lui, qui avait tué les deux premiers et s’était incliné devant le dernier, prétextant l’absence de témoins pour éviter le combat, ce à quoi Bran de Lis ràpond qu’il lui tombera dessus n’importe quand.

Et le voilà, aux portes de l’autre monde. Une fois le combat engagé, la demoiselle du pavillon surgit avec un enfant de moins de cinq ans, le fruit du viol de Gauvain, ou du flirt, selon d'autres versions, elle le convainct de s’interposer, permettant la fin du combat.

Comme lors de Guiromelant, la soeur d’un des deux combattants met fin à la joute.

Indice sur la nature du Roi Pêcheur : le fantôme-frère

Bran n’est peut-être que le fantôme de son "frère" Mélian de Lis.


  • Le gigantisme de Bran, la terreur qu’il inspire à Gauvain soulignent aon aspect surnaturel.
  • Il n’y avait que trois lits dans le pavillon : La fille, son père, son frère méliant, pas de place pour Bran
  • Il est dit de Méliant qu’il est tué d’un coup de lance “parmi l’écu parmi son corps”(v. 14’011-12), le vers liant métonymiquement l’écu et le corps. Ainsi puisque Méliant est mort percé d’une lance, et puisqu’il doit apparaître sous la forme d’un fantôme menaçant, le corps de Bran ne peut être percé : il doit être en pleine forme pour le combat. Son écu se charge donc de remplir cette fonction.
  • Gauvain lui promet “cent hommages (…) cents moines et cent nonnains” en guise de réparation. Cela pourrait être une promesse de messes pour le salut de son âme, si on admet qu’il est mort, et qu’il n’est donc que le fantôme de son frère.
  • C’est le même type de dédoublement que pour le Roi Pêcheur, entre le pêcheur, le roi allongé, le roi esperitaz. Ce dernier dédoublement traduit d’ailleur la métaphore possible avec Dieu le Père et Dieu le Fils, sans s’y réduire absolument.
Motifs & Tropes
  • Graal = Corne d’abondance
  • Possiblement : Fantôme réclame Vengeance
  • La soeur d'un des combattants met fin au combat

5ème branche :Modifier

Un chevalier ne s’arrête pas en passant devant le campement de la reine. Keu se lance à sa poursuite, mais échoue à le retenir. Gauvain y va ensuite, le chevalier accepte de suivre le neveu d’Arthur, mais se prend un javelot étrange dans les côtes. Mec planté débarque et confie sa mission à Gauvain, lui disant de suivre son cheval où il le conduira. Chevauchant la monture du mort, Gauvain se retrouve entre deux rangées d’arbres au bord de la mer., puis au chateau du graal. Repas somptueux servi par le Graal qui sert de lui-même, et distribue du vin. Là, il voit que la moitié d’épée que possédait le mort complète parfaitement celle qui se trouve sur la poitrine d’un autre cadavre, gisant sur une bière.          

Il ne parvient pas à ressouder l’épée, mais pose néanmoins la question de la lance qui saigne, redonnant sa vigueur à la natur quand le Roi Pêcheur lui révlèe que c’est la Sainte Lance. Il se réveille hors du chateau. félicité pour son succès partiel, puisqu’il n’a pas posé la question du Graal.

Note : Un mort/un vivant, tous deux possédant des moitiés d’épées ? Il doit s’agir de la même personne.

Type : Vengeance+Lance.

6ème branche : Guéhéret et BranguemorsModifier

Arthur insomniaque au bord de l’eau voit une barque amener un cadavre, tirée par un cygne, via une chaîne d’argent et un anneau d’or. Sur le cadavre de ce grand chevalier, une lettre indiquant qu’il s’appelait Branguemors - enchanté - qu’il était roi, qu’il souhaite être exposé dans la grande salle de Glamorgan, chateau d’Arthur et qu’il doit être vengé par celui qui retirera la lance de son flanc.

Guéhéret, frère de Gauvain, s’arrête dans un chateau merveilleux, où il voit un chevalier blessé, grand et membru, gisant sur un lit, servi à l’aide d’une cuillère d’or d’une mixture contenue dans un dans un hanap (grande coupe à boire) par une demoiselle. Un chevalier miniature tient d’ailleur le anap, sur quoi il défie Guéhéret et l’humilie, l’insultant et le battant. Guéhéret suspend le combat, à condition qu’il revienne dans l’annàe.

Guéhéret passe ensuite à Glamorgan la retire accidentellement la point de lance, puis il l’empenne à sa propre lance et part à l’aventure. Il revient au château et tue le nain ainsi que le grand chevalier, rétabli depuis. Il apprend d’une demoiselle qu’il s’agissait de celui qui avait tué Branguemors, et quelle n’est effectivement pas la surpise de Guéhéret de voir qu’il a planté la lance exactement au même endroit que sur Branguemors. La demoiselle dit de laisser le tronçon dans la plaie, car les siens ne pourront pas le venger tant que la lance reste dans la chair. Et elle va le reconduire sur l’île de son père et sa mère, Guningamor, le héros du lai éponyme, et Branguespart, la fée. Ainsi on sous-entend que Branguemos ressucitera une fois vengé, puisqu’il est mortel par son père mais non par sa mère. Amené au château, il s’endort pendant un festin pour se réveiller dans la barque qui avait transporté le corps de Branguemors, accostant au même endroit où, un an auparavant, Arthur découvrait la nef !

Bordel : le mec a composé une lettre avant sa mort, exigeant qu’on le venge. L’auteur cherche à rationnaliser, plutôt que d’admettre qu’il s’agit d’une histoire classique d’un fantôme venant chercher réparation, il prétend que le mec a demandé à être vengé AVANT de se faire tuer. Prévoyant, quand même.

Le métatexte, donc la partie d’intello où on vous explique que des personnages différents sont semblables, et que des semblables sont différents est encore plus confus. Le grand chevalier mort dans la barque et le grand chevalier blessé dans le pavillon semblent le dédoublement d’un individu. De même, ils subissent la même blessure, de la même lance et leur vengeance est soumise à la même condition : qu’on retire l’arme.

Pour Beaucoup c'est la preuve que l’auteur cherche à tout brouiller, consciemment mais brouiller.

Note : La lance est associée à la Vengeance, de même que chez Wolfram von Eschenbach.

Deuxième continuation de Wauchier,Modifier

Perceval rencontre le Beau Mauvais, qui croit son épouse belle alors qu’elle ne l’est pas. A la fin de la’venture, elle devient très belle, sans doute par sorcellerie.

Seconde rencontre avec l’oncle ermite, qui s’avoue être le frète du Père de Perceval. Perceval est ramené au chateau du graal, après l’aventure du Mont Douloureux, qui elle-même vnait d’une rencontre avec un enfant assis dans un arbre.

Retour au chateau du Graal, Perceval pose les questions au deuxième passage des objets enchantés et demande ce qu’est l’épée brisée posée sur la table. On lui dit que seul un prudhomme d’une piété et d’une vaillance accomplie. pourra la ressouder. Perceval tente l’expérience, assuré d’entendre ensuite le secret du Graal. Il ressoude l’épée presque parfaitement, il ne reste plus qu’une fine fissure, signe qu’il n’a pas encore atteint la perfection.

Le roi lui donne l’épée et lui abandonne son domaine, le faisant son héritier. Perceval reprend courage.

Note : Le roi pecheur donne son épée à Perceval, chose qu’on attendrait plutôt de son père, en outre il lui lègue ses teres, indiquant qu’ils sont de la même famille, et qu’il n’est peut-être qu’un avatar de son père mort.

Continuation de ManessierModifier

Perceval ammène la tête de Partinal, ce qui guérit le Roi Pêcheur, Perceval règne ensuite pendant 7 ans puis le GRaal et la lance sont enlevés vers les cieux.

Note sur l'épée :

L’épée n’est plus l’arme de la victime mais du meurtrier, c’est celle qui a porté le coup félon dans la main de Partinal un neveu d’espinogras et qui a fendu le corps du frère du roi pecheur. Ce dernier, fou de chagrin, se serait molesté les jambes avec les deux moitiés d'épées. Le Roi Pêcheur n'est donc plus blessé, mais c'est son frère qui l'a été, sa blessure à lui résultant d'une autoflagelation étrange.

Continuation de GerberModifier

Il visite le Roi Pêcheur, là où Wauchier s'arrêtait, il est rejeté pour avoir tenté de forcer la porte du paradis terrestre. Ca prolonge son errance de sept ans et demi.

Il libère les eaux et la végétation, il visite le forgeron, tuant malgré les mises en garde les deux dragons qui matintiennent sa forge, ensuite de quoi trébuchet reforge son épée et meurt tout de suite après, comme l’annonçait la prophétie, il n’était pas capable de vivre au-delà des trois épées.

PVL épouse blanchefleur sans consommer leur mariage, et repart pour entendre la légende de Mordrain, le roi lépreux, condamné à attendre le preux chevalier qui le délivrera.

Motifs :
  • Accomplissement d'une Prophétie : à sa troisième épée, Trébuchet meurt.
  • Errance dûe à une faute
  • Libération des eaux


Sir Percival of GallesModifier

(Sur Wikipedia) Roman Moyen-Anglais composé au début du XIVe siècle. Il commence exactement comme le Conte du Graal : il s'empare de l'armure d'un chevalier rouge, part demander au Roi Arthur d'être adoubé, mais il ne voit pas le Chateau du Graal, ni le Roi Pêcheur, corroborant la thèse de l'ajout par Chrétien. La fin diffère : il voyage vers une lande de vierges, bat une armée à lui tout seul et découvre que suite à un incident dans une tente (la demoiselle à qui il arrache un baiser et son anneau) il est porteur d'un anneau qui lui confère l'invincibilité.

Motifs :Modifier

  • Anneau magique.
  • Invincibilité

ParzivalModifier

Roman moyen haut-allemand de Wolfram von Eschenbach, composé lors de la première décennie du XIIIe siècle, long de 25000 vers.