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Un personnage est invincible, à part pour un petit défaut qui est, comme par hasard, découvert par ses ennemis. Que ce soit à cause d'un point faible physique, d'une faille dans le système ou d'un oubli, qui dès lors a une conséquence dramatique.

ExemplesModifier

Mythologie grecqueModifier

  • Achille reste le cas le plus célèbre, en même temps que le trope namer  il aurait été trempé dans le Styx, ou alors sa mère Thétis l'aurait oint d'ambroisie en brûlant sa mortalité sur un feu, le rendant invulnérable, sauf pour, bien sûr, son talon.
  • (A noter que chez Homère, Achille n'est pas invulnérable. Il saigne quand il est blessé, et ne meurt pas d'une flèche au talon.)
  • Le géant Alconée était immortel tant qu'il était en contact avec la terre, sa mère, Gaïa, aussi Hercule le souleva d'un bras et le tua d'une flèche empoisonnée dans le coeur. (Source : Apollodore, Bibliothèque (I, 6, 1). Lyrique grec V Anonyme, Fragment 985. Nonnos de Panopolis, Dionysiaques (XXV, 85 ; XXXVI, 41 ; XLVIII, 6). Pindare, Odes (Les Néméennes IV, 4 ; Les Isthmiques VI, 2).)

Mythologie nordique :Modifier

  • La mort de Balder : il a des visions de sa propre mort et demande secours à sa mère. Frigg fait jurer à toutes choses de l'univers de ne pas lui faire de mal. Un plant de gui, soit parce qu'il était trop jeune, soit parce qu'il a été oublié, n'a pas prêté serment. Alors que les dieux s'amusent ensuite à tester l'invulnérabilité de Balder, il reçoit une branche de gui en plein coeur, et meurt, augurant du coup le Raghnarok.

Mythologie védique/brahmanique :Modifier

  • Dans la mythologie védique et brahmanique, certains védas (dieux), notamment Brahma, avaient une fâcheuse tendance a exaucer les voeux des Asuras ("démons") pour peu qu'ils méditent suffisamment longtemps, mènent une assez longue vie, etc. Souvent, plutôt que de demander purement et simplement l'immortalité, ils énumèrent simplement ce contre quoi ils veulent être immunisés, oubliant généralement une chose ou l'autre.
    • Ainsi Varaha, troisième avatar de Vishnou, est un sanglier, qui combat Hiranyâksha, le démon qui avait projeté la terre dans l'océan. Tout simplement, parce que Hiranyâksha disait être immortel contre toute forme de vie, mais il avait oublié d'énumérer le sanglier.
    • Toujours Vishnou mais sous son quatrième avatar Narasimha, l'homme-lion, pour vaincre le démon Hiranyakashipu qui, à la suite de grandes ascèses, avait obtenu de Brahmâ de ne pouvoir être tué ni par un homme, ni par un dieu, ni par un animal, ni à l'extérieur, ni à l'intérieur, ni au sol, ni en l'air, ni le jour ou la nuit. Sous sa forme composite, Narasimha — Vishnou ni homme ni animal, mais mi-homme mi-animal — le tua en le saisissant au seuil d'une porte (ni à l'intérieur, ni à l'extérieur), au crépuscule (ni le jour ni la nuit) et en le maintenant sur son genou (afin qu'il ne soit ni au sol, ni dans les airs) pour enfin l'étriper, car le démon orgueilleux mettait en doute la puissance de Vishnu.

Mythologie germaniqueModifier

  • Dans La Chanson des Nibelungen, Siegfried(Sigurdr) se baigne dans le sang de Fafnir, le Dragon, ce qui le rend invulnérable, sauf à l'endroit où une feuille de tilleul s'est posée, entre ses omoplates.

Mythologies amérindiennesModifier

  • Les Tlingit d'Alaska connaissent un monstre avec un talon d'Achille. Un géant mangeait des gens. Un  homme se fait passer pour mort et se pose sur le chemin que le géant emprunte habituellement. Le géant le ramène chez lui, et le pose à côté du feu. Là, il se relève et menace le fils du géant pour qu'il lui révèle où se trouve le coeur de son père. Il le lui révèle : son coeur est dans son talon gauche. Lorsque le géant revint, l'homme le poignarda au talon. Il se répandit en menaces ; "je mangerai ton peuple pour toujours !" mais le héros ne l'écouta pas et le débita en morceaux pour y mettre le feu. Les cendres deviennent des moustiques, qui disent : "je te l'avais dit, je mangerai ton peuple pour toujours !"